24 heures du Mans 2008 - Peugeot: constat d'échec.
24 heures du Mans 2008 - and the winner is...
24 heures du Mans 2008 - Essais 2: ça roule fort
24 Heures du Mans 2008 - Essais 1: temps record et nouvel envol.
24 Heures du Mans 2008 - Les poids lourds
24 Heures du Mans 2008 - 2 Ee1 au départ
24 heures du Mans 2008 - Forfait de la Lucchini
24 heures du Mans 2008 - dernière ligne droite
24 heures du Mans 2008 - Journée Test
24 heures du Mans 2008 - la liste officielle.
ALMS - Salt Lake City: doublé Penske
LMS - Monza: la 908 remporte une course folle.
24 heures du Mans: en attendant...
24 heures du Mans: 1er forfait.
ALMS - St Petersburg: Audi revient.
ELMS - Catalunya: Peugeot pour la première.
Disparition de Richard Lloyd et David Leslie
ALMS - Sebring: Porsche, 20 ans après !
24 heures du Mans 2008: les horaires
24 heures du Mans 2007: Audi devant Peugeot et Pescarolo.
24 heures du Mans 2007: la Lamborghini courra !
24 heures du Mans 2007: essais qualificatifs session 2.
24 heures du Mans 2007: essais qualificatifs session 1.
24 heures du Mans 2007: fin du pesage, début des qualifs.
24 heures du Mans 2007: forfait de la Zytek Arena !
24 heures du Mans 2007: la dernière ligne droite.
24 heures du Mans 2007: décision Lundi pour Kristensen
24 heures du Mans 2007: la 13 au départ ?
24 heures du Mans 2007: retour sur les préliminaires.
24 heures du Mans 2007: journée test
24 heures du Mans 2007: le podium en direct dans chaque catégorie
24 heures du Mans 2007: la liste officielle.
ALMS - Salt Lake City: Porsche, encore.
ELMS - Valencia: Peugeot double la mise.
ALMS - Houston: Porsche encore.
ELMS - Monza: Peugeot devant Pescarolo
ALMS - Long Beach: triplé Porsche !
24 heures du Mans 2007: 2ème forfait
24 heures du Mans 2007: le premier forfait
12 heures de Sebring: Audi, toujours
24 heures du Mans 2007: les sélectionnés.
24 heures du Mans 2007: Sans Loeb
24 heures du Mans 2007: les horaires
24 heures du Mans 2007: les équipages Peugeot
24 heures du Mans 2007: prix des places
24 heures du Mans 2007: Primat chez Pesca
24 heures du Mans 2007: 24 sur 28 d'office
24 heures du Mans 2007: les equipages Peugeot.
24 heures du Mans 2007: et les pilotes Peugeot seront...?
24 heures du Mans 2007: retour à 55 engagés
2007: le Lion à la poursuite des Anneaux.
24 heures du Mans 2007: dates prévisionnelles
24h du Mans 2008: le retour d'Alfa Romeo
24h du Mans 2007: le coup de gueule de Pescarolo
24h du Mans 2007: Rollcentre, LM P1, et Pescarolo
24h du Mans 2006: après-course.
24h du Mans 2006: essais qualificatifs.
24h du Mans 2006: Sortie des stands.
24h du Mans 2006: Bouchut remplacé !!.
24h du Mans 2006: Minassian remplace Bouchut.
24h du Mans 2006: préliminaires.
24h du Mans 2006: Bouchut pour la journée.
24h du Mans 2006: Bouchut remplace Boullion.
24h du Mans 2006: les premiers forfaits

1999
Cette édition aurait pu figurer parmi les plus belles courses, sinon être LA plus belle. Mais il était dit que cette année serait celle d'accidents spectaculaires, et douloureux pour certains pilotes.
A l'affiche cette année, Toyota et ses GT-ONE, grand favori, se retouve opposé à Mercedes, dont les CLR semblent très rapides, Bmw avec un proto plus affiné que l'année dernière,Audi qui vient apprendre, engageant deux protos et deux modèles couverts, Cadillac qui rêve d'un exploit, Panoz, toujours là ainsi que Nissan et ses R391.
La marque japonaise allait être la première à subir les coups du sort, puisque la n°23, pendant la première séance d'essais et alors aux mains d' Eric Van de Poele tire tout droit au Tertre Rouge, à plus de 200km/h. Le choc est très violent, et le pilote belge est extrait du baquet avec une vertèbre fracturée. La Nissan est out pour la course.
La séance de Jeudi ne vaut pas mieux, dans le domaine de l'effroi s'entend, puisque la Mercedes CLR n°4 s'envole dans la portion Mulsanne - Indianapolis !
Et cette même voiture, toujours avec le même Webber, qui s'en était tiré sans dommage la veille, remet ça dès le premier tour du warm-up le samedi matin, juste après la bosse des Hunaudières: une pirouette dans les airs, pour retomber sur le toit. Encore une fois, le pilote est indemne. La coque a parfaitement résisté au choc, mais la voiture est trop endommagée pour prendre le départ.
Après quatre heures d'une course menée à fond, Toyota, Mercedes et Bmw mènent la course, au gré des ravitaillement. Mais à 20h47, c'est l'incroyable envol de la Mercedes n°5, alors pilotée par Peter Dumbreck. Mercedes se retire aussitôt.
La Bmw n°17 est en tête, en bataille avec la Toyota n°2 pour le leadership. La n°1, elle, vient de subir un premier pépin mécanique, et s'enfonce dans le classement. Et alors que la deuxième Bmw (Dalmas-Martini-Winkelhock) se positionne (3ème à ce moment), c'est Audi, avec ses R8R, qui se rapprochent du haut de tableau (les R8C n'auront rien démontré, accablées par les ennuis techniques, et poussées à l'abandon: 6ème heure de course pour la n°9, et vers 9h le dimanche matin pour la n°10)
Vers minuit, la Toyota GT-One n°1, mal classée, nous offre une grosse frayeur: Brundle part en toupie, par la faute d'une crevaison lente, au freinage de la première chicane des Hunaudières, et tape durement le rail: avant et arrière touchés, pneus déjantés, c'est une nipponne délabrée qui reste bloquée sur un vibreur, reposant sur sa boîte de vitesse. Exit la n°1
Les trois premières heures de Dimanche opposent toujours Bmw et Toyota, par l'entremise des n°17 (leader) et n°15 pour les allemandes, et les n°2 (seconde) et n°3(bien remontée dans le haut du classement), pour les japonaises. Mais lors du dépassement de la Porsche GT2 de Maisonneuve dans la courbe précédent la chicane Dunlop, c'est l'accrochage avec Boutsen. La GT-One n°2, à 280 km/h, sort de la piste et percute le mur de pneu à plusieurs reprises. La voiture est bien sur détruite, mais le pilote belge a souffert dans l'accident. Son extraction dure plusieurs dizaines de minutes, pendant que les pace-cars neutralisent la course: vertèbre fracturée, là encore. La Porsche, quant à elle, abandonne des suites de la collision.
Les positions restent stables jusqu'aux alentours de midi. Dans l'ordre, la Bmw n°17 (Kristensen-Müller-Lehto) mène de 3 tours devant la n°15, suivent la dernière GT-One n°3, l'Audi R8R n°8, la Bmw modèle 98 n°18, et la Panoz n°12. Lehto, dans un énième tour, s'engage dans la nouvelle portion, lorsqu'un élément de la barre anti-roulis se détache, et tombe sur le cable d'accélérateur. Les différentes courbes en dévers de cet endroit ne pardonnent aucune erreur, et à vive allure, la Bmw de tête tape le mur droit, puis gauche, et s'immobilise. Le pilote reste plusieurs minutes assis sur le capot, jambe douloureuse. C'est l'abandon de celle qui a menée le plus longtemps dans une course vraiment particulière.
Mais une Bmw peut en cacher une autre.Dalmas et ses coéquipiers récupèrent la 1ère position, provisoire, car à l'abri d'aucun incident, surtout que la dernière GT-One, celles des japonais Tsuchiya, Katayama et Suzuki produit un gros effort afin de revenir, à tel point que le record du tour est établi à deux heures de l'arrivée (en 3'35"032) par un Katayama des grands jours.
Mais cette édition, pour la moins exceptionnelle en rebondissements et faits de courses, allait encore nous faire vibrer. La GT-One n°3, revenue à quelques dizaines de secondes de la voiture de tête (25 pour être précis, au bout de 22 heures de course), et en plein forcing, est en direct sur les écrans géants, lorsqu'avant Indianapolis et à plus de 300 km/h, le pneu arrière-gauche éclate ! Elle part en début d'embardée, mais Katayama parvient à maîtriser son bolide, pour finalement revenir à petite vitesse dans son stand. La carrosserie est atteinte, il faut changer le capot arrière, le pneu, vérifier la suspension et divers éléments, etc. La n°3 perd un tour, perd tout court. Ca suffit pour les émotions.
Dalmas remporte un quatrième succès, Lehto un second, Winkelhock un premier, tout comme Bmw, marque qui s'est longtemps investie, même si c'était en catégorie inférieure.
La Bmw modèle 99 rescapée, devant la dernière Toyota, et, ô surprise, les deux R8R Audi qui, pour leur première participation, ont prouvé, à défaut de fiabilité à toute épreuve, une régularité exemplaire. Vivement l'année prochaine.